Ma formation

J’ai conçu ma formation étape par étape.  Pas de cursus dans une école mais des apprentissages qui sont venus jalonner mon chemin petit à petit en fonction de mes envies et de mes besoins.  

Le tour de potier – débuter

Le premier cours

J’ai débuté avec une journée d’initiation au tour de potier à l’atelier Nikisan.  C’était en 2016, il me semble.

Le premier stage

L’été suivant ce premièer cours, j’ai participé à un stage de 4 jours dans ce même atelier pour vérifier si j’aimais vraiment ça et effectivement.

Cours réguliers / hebdomadaires

Ensuite j’ai suivi des cours régulier dans plusieurs atelier.  Certains ateliers n’avaient pas de place immédiatement, j’ai donc cherché toutes les options pour pratiquer le plus possible.

Voici les ateliers dans lesquels j’ai suivi un ou plusieurs trimestres de cours.

L’atelier Nikisan à Wezembeek-Oppem

Betty Moerenhoudt à Jette

L’atelier du Paradis chez Monique Van Mollekot (atelier repris aujourd’hui par Thomas Flamant – Racines Tactiles à Chastre)

Poterie intuitive

J’ai développé une approche geste à geste, basée sur les sensations.

Le tour de potier – approfondir

Pour monter en compétence, j’ai suivi quelques stages spécifiques.

Monter en poids avec Marianne Lebrun

Augmenter la quantité de terre qu’on est capable de tourner est une étape clé.  Grâce à un stage avec Marianne Lebrun, j’ai découvert plusieurs techniques qui permettent de faire de plus grands volumes.

Slow throwing ® avec Joëlle Swanet

Le Slow throwing ® combine ergonomie, technique et philosophie par sa vision de la lenteur : cette approche du tournage est tout à fait personnelle et apporte énormément de bien-être en plus d’améliorer la technique. N’hésitez pas à apprendre cette technique dès que vous êtes capable de centrer aisément 1kg de terre.  Dans ma pratique, j’invite mes élèves à ralentir le rythme mais il n’y a rien de mieux que d’aller suivre le stage de Joëlle.  

 

Le modelage

Parce que je voulais pratiquer encore plus je me suis inscrite dans une association de quartier pour faire du modelage une fois par semaine. Le cours était très libre mais cela m’a permis d’expérimenter diverses techniques, de faire des erreurs et d’apprendre par l’expérience.

L’émaillage

D’abord, j’ai utilisé les émaux créés par l’atelier Nikisan.  J’ai pu expérimenter la pose de l’émail.  Je travaille uniquement par trempage et coulage.  Chez moi, pas de cabine d’émaillage.  J’utilise aussi régulièrement, les coups de pinceaux et d’éponge.

Technologie de la céramique

Avant d’avoir mon propre four, il m’a paru évident que je devais être capable de créer mes propres émaux.  Pour cela, j’ai suivi la formation de Joëlle Swanet : technologie de la céramique.  Je n’avais pas envie d’être une apprentie sorcière irresponsable.  Mes parents sont chimistes et je suis consciente des risques liés à la conception / utilisation de l’émail.  C’est aussi grâce à ce cours, que j’ai appris comment utiliser mon four en toute sécurité.

Je vous invite vivement à ne pas vous lancer dans des cuissons sans avoir pris la mesure de ce que vous faites.

Les cours de Joëlle sont dispensés en visio conférence avec une ou deux journée de pratique pour expérimenter.  Ils sont une mine d’informations dont on ne peut pas se passer.

La gestion d’un atelier

Recyclage et ergonomie

Véronique de l’atelier Nikisan explique et montre comment gérer un atelier sans être débordé.  Ce n’est pas à proprement parlé une formation, mais l’observation de ses routines et façons de faire m’ont beaucoup inspirée.

De la gestion de l’eau, à la réutilisation des matières premières (argile et émail) en passant par les routines de nettoyage et la conservation des pièces entre 2 phases de travail.  Observer avec attention le fonctionnement d’un atelier donne des clés fondamentales.

Sécurité, écoresponsabilité et réglementation

Là encore, ma référence est Joëlle Swanet.  J’ai suivi la formation Céramique et sécurité qu’elle anime avec deux autres personnes pour augmenter encore le niveau de responsabilité dans ma pratique et transmettre des informations essentielles aux personnes qui fréquentent mon atelier et surtout pour préserver ma santé.  De trop nombreux céramistes tombent malades suite à de mauvaises pratiques.  Cette formation est aussi dispensée en visio conférence, avec des ressources absolument essentielles tant pour les professionnels que pour les amateurs passionnés.

Un processus continu

J’espère me former dans les prochains mois auprès d’autres céramistes pour découvrir de nouvelles techniques ou d’autres visions du métier.

Il me semble essentiel de continuer à alimenter sa pratique par des formations régulières.

Sur ma liste d’envie : les émaux de cendres avec Ana Belen Montero, le Kitsungi, la fabrication de moule en plâtre avec Eve Vaucheret de Porcepolis et encore le tournage en série pour augmenter ma vitesse de production.  Comme vous le voyez, l’apprentissage est sans limite.